Chirurgie

Arthrose de la Hanche : Symptômes et Solutions Chirurgicales

Par Dr. DOUFAAI Anass
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Arthrose de la Hanche : Symptômes et Solutions Chirurgicales

La coxarthrose, ou arthrose de la hanche, est une pathologie dégénérative fréquente qui touche des millions de personnes à travers le monde. Elle se traduit par la destruction progressive du cartilage de l’articulation coxo-fémorale, entraînant douleur, raideur et limitation fonctionnelle. Dr. DOUFAAI Anass, chirurgien orthopédiste à Témara, vous propose un éclairage complet sur cette affection et les solutions thérapeutiques disponibles, du traitement médical jusqu’à la chirurgie prothétique.

Qu’est-ce que la coxarthrose ?

La hanche est une articulation sphérique formée par la tête fémorale (extrémité sphérique du fémur) et le cotyle (cavité de l’os iliaque). Cette articulation est recouverte de cartilage, un tissu lisse et résistant qui permet des mouvements fluides et sans douleur.

Dans l’arthrose de la hanche, ce cartilage se dégrade progressivement. Il s’amincit, se fissure, puis disparaît par endroits, mettant l’os à nu. En réaction, l’os se remodèle anormalement, formant des excroissances osseuses (ostéophytes) et une altération de la forme articulaire. Cette cascade dégénérative explique la douleur et la perte progressive de mobilité.

On distingue la coxarthrose primitive (sans cause identifiable, liée au vieillissement et à des facteurs génétiques) et la coxarthrose secondaire (secondaire à une malformation congénitale de la hanche, une dysplasie, une ostéonécrose de la tête fémorale, une arthrite infectieuse ou rhumatismale, ou un traumatisme ancien).

Symptômes et évolution

Les signes caractéristiques

La coxarthrose se manifeste par :

  • Douleur de l’aine : c’est le symptôme dominant. La douleur est classiquement localisée à l’aine, irradiant parfois vers la face antérieure de la cuisse, le genou ou le fessier. Elle est de type mécanique : aggravée par l’effort, soulagée par le repos.
  • Raideur articulaire : particulièrement marquée le matin ou après une période d’inactivité, avec une sensation de blocage qui se déverrouille progressivement.
  • Limitation des amplitudes : la rotation interne et l’abduction sont les premiers mouvements touchés. Mettre ses chaussettes, monter en voiture ou s’asseoir en tailleur deviennent difficiles.
  • Boiterie : en phase avancée, la douleur et la raideur entraînent une boiterie qui aggrave les contraintes sur l’articulation et fatigue le patient.
  • Inégalité de longueur des membres : dans les formes évoluées, la destruction articulaire peut entraîner un raccourcissement du membre.

Stades évolutifs

L’arthrose de la hanche évolue en quatre stades radiologiques (classification de Kellgren et Lawrence) :

  • Stade I : minimes modifications, ostéophytes discrets
  • Stade II : ostéophytes nets, début de pincement articulaire
  • Stade III : pincement articulaire modéré, sclérose sous-chondrale
  • Stade IV : pincement articulaire majeur, os en contact, déformation articulaire

Diagnostic

Examen clinique

Le médecin évalue les amplitudes articulaires passives et actives, recherche les signes d’irritation articulaire et apprécie le retentissement fonctionnel global. Un score fonctionnel (Harris Hip Score) peut être utilisé pour objectiver la gêne.

Imagerie

  • Radiographie du bassin de face et du col fémoral : examen de référence. Elle montre le pincement de l’interligne articulaire, les ostéophytes, la sclérose sous-chondrale et les géodes.
  • IRM de la hanche : permet une détection précoce des lésions cartilagineuses et des pathologies associées (ostéonécrose, labrum). Indiquée en cas de doute diagnostique ou de discordance clinico-radiologique.
  • Scanner : utile pour préciser les déformations osseuses avant une chirurgie prothétique.

Traitements conservateurs

En dehors des stades avancés, le traitement conservateur est la première ligne thérapeutique.

Mesures générales

  • Réduction pondérale chez les patients en surpoids : chaque kilogramme perdu réduit significativement les contraintes sur l’articulation
  • Adaptation des activités (éviter le port de charges lourdes, les escaliers répétitifs, les terrains accidentés)
  • Utilisation d’une canne du côté opposé à la hanche douloureuse

Traitements médicamenteux

  • Antalgiques (paracétamol, tramadol) pour le soulagement de la douleur
  • Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) en cures courtes lors des poussées douloureuses
  • Infiltrations de corticoïdes : efficaces à court terme, répétées 2 à 3 fois par an maximum
  • Viscosupplémentation (acide hyaluronique) : peut améliorer le glissement articulaire

Kinésithérapie

La rééducation vise à maintenir les amplitudes articulaires, renforcer les muscles péri-articulaires (abducteurs de hanche, quadriceps) et améliorer la proprioception. Elle ralentit l’évolution fonctionnelle de l’arthrose.

Balnéothérapie et thermalisme

Les soins thermaux (cure de rhumatologie) offrent un soulagement global par l’action combinée de la chaleur, de l’hydrothérapie et de la physiothérapie.

Quand envisager la chirurgie ?

La chirurgie prothétique de la hanche est indiquée lorsque :

  • La douleur est constante, y compris au repos et la nuit
  • Les traitements médicamenteux et la rééducation ne soulagent plus suffisamment
  • La qualité de vie est sévèrement altérée (marche limitée à quelques centaines de mètres)
  • L’image radiographique montre une destruction articulaire avancée (stade III ou IV)

La décision est toujours partagée entre le patient et le chirurgien orthopédiste, en tenant compte de l’âge, du niveau d’activité, de l’état général et des attentes du patient.

La prothèse totale de hanche (PTH)

Principe

La prothèse totale de hanche remplace l’intégralité de l’articulation : une cupule est implantée dans le cotyle pour remplacer la cavité articulaire, et une tige fémorale avec une tête prothétique remplace la tête fémorale.

L’intervention

L’opération dure en moyenne 1h30 à 2 heures, sous anesthésie générale ou rachianesthésie. Plusieurs voies d’abord sont possibles (postérieure, antérieure, latérale), chacune avec ses avantages. La voie antérieure mini-invasive permet une récupération plus rapide en préservant les muscles fessiers.

Récupération

  • J+1 : lever avec aide, premiers pas
  • J+3 à J+5 : sortie vers un SSR ou retour à domicile
  • 6 semaines : marche sans canne, retour à la vie quotidienne
  • 3 mois : reprise de la conduite, activités sociales normales
  • 6 mois : activités sportives douces (natation, vélo, marche, golf)

Les résultats sont excellents : plus de 95 % des patients sont très satisfaits de leur PTH, avec une durée de vie de l’implant estimée à 20 à 30 ans pour les prothèses modernes.

Votre consultation orthopédique à Témara

L’arthrose de la hanche ne doit pas être une fatalité. Avec une prise en charge adaptée et un suivi régulier, il est possible de préserver longtemps sa mobilité et sa qualité de vie. Dr. DOUFAAI Anass, orthopédiste à Témara, vous accueille en consultation pour évaluer votre situation, vous expliquer les options thérapeutiques et, si nécessaire, vous proposer la solution chirurgicale la mieux adaptée à votre cas.

Prenez rendez-vous pour une consultation personnalisée et retrouvez le plaisir de bouger sans douleur.

Dr. DOUFAAI Anass
Dr. DOUFAAI Anass
Chirurgien Orthopédiste Traumatologue

Chirurgien orthopédiste traumatologue à Témara, Dr. DOUFAAI Anass met son expertise au service de ses patients pour le diagnostic et le traitement des pathologies de l'appareil locomoteur. Formé dans les meilleures institutions, il allie rigueur chirurgicale et approche humaine pour offrir des soins de qualité.